Le XXe siècle a traité la beauté comme une dépense superflue. Dès qu’il fallait élargir une route, augmenter une surface commerciale, rationaliser une gare, construire plus vite, densifier un quartier ou réduire un coût d’entretien, l’esthétique est devenue une variable sacrifiable. Des bâtiments, chemins, bosquets, berges, places et infrastructures ayant parfois accumulé plusieurs générations d’histoire ont été remplacés par des objets standardisés, fonctionnels et économiquement optimisés. Partout où l’efficacité matérielle entrait en conflit avec la qualité sensible des lieux, le beau a été sommé de céder. Cette logique est allée…
anxiété
arbre
architecture
architecture biophilique
artificialisation
La climatisation est souvent présentée comme une mauvaise réponse au réchauffement climatique : elle protège l’intérieur des bâtiments en rejetant leur chaleur à l’extérieur, précisément au moment où les rues sont déjà trop chaudes. Cette critique est fondée pour les systèmes air-air conventionnels. Le BRGM rappelle que les climatiseurs classiques contribuent aux îlots de chaleur urbains, avec un effet pouvant atteindre localement environ 0,5 à 2 °C. Mais ce défaut n’appartient pas à la climatisation elle-même : il dépend de l’endroit où la chaleur extraite du bâtiment est envoyée. Avec…
adaptation climatique
bâtiment
boucle géothermique
boucle thermique
BRGM
À sa création, l’Action Mutuelle d’Investissement a besoin d’un fonds de garantie suffisamment sûr pour obtenir auprès des banques les lignes de crédit qui financeront les projets choisis par ses membres. La solution la plus simple consiste donc à placer une grande partie de ce capital dans des actifs liquides, sécurisés et reconnus par les établissements financiers partenaires. Mais cette situation n’a aucune raison d’être définitive. À mesure que l’AMI grossit, diversifie ses revenus, constitue des réserves et acquiert une capacité d’investissement propre, une partie de son patrimoine peut devenir…
Action Mutuelle d’Investissement
AMI
autonomie territoriale
Banque européenne d’investissement
BEI
La santé d’une population ne dépend pas d’abord de la sophistication de ses hôpitaux. Elle dépend de la possibilité de boire une eau saine, d’utiliser des sanitaires, de se laver, de manger correctement, d’habiter un logement salubre, d’être éduqué, de reconnaître une maladie et d’accéder à des soins lorsqu’elle survient. Le développement économique agit simultanément sur l’ensemble de ces déterminants. En augmentant les revenus des ménages et les capacités financières de la collectivité, il transforme progressivement la santé d’un privilège incertain en une infrastructure ordinaire de l’existence. L’eau et l’assainissement…
accès aux soins
alimentation
assainissement
capacité publique
développement économique
Le logement social attache aujourd’hui l’aide à un parc immobilier déterminé : pour bénéficier d’un loyer adapté à ses ressources, un ménage doit obtenir un logement appartenant au dispositif. Cette organisation concentre les bénéficiaires dans les mêmes bâtiments ou quartiers et crée un autre problème : lorsque la situation du locataire s’améliore, il peut finir par ne plus remplir les conditions correspondant au logement qu’il occupe. La proposition consiste à détacher le droit social du bâtiment pour l’attacher à la personne. Un logement conserve sa valeur locative normale, mais le…
accès au logement
aide au logement
assignation territoriale
autonomie
bailleur privé
L’idée selon laquelle une économie ne pourrait croître qu’en consommant toujours davantage de matière paraît intuitive. Produire davantage signifierait nécessairement extraire davantage, transporter davantage, transformer davantage et, finalement, rejeter davantage. Cette relation a effectivement caractérisé une grande partie de l’histoire industrielle, mais elle n’a rien d’une loi physique : elle décrit surtout une certaine manière de produire de la valeur. Dans l’économie industrielle du XXe siècle, la croissance reposait largement sur l’augmentation des flux : davantage d’automobiles, davantage de bâtiments, davantage d’énergie, davantage de matières premières et davantage d’objets renouvelés…
capital matériel
consommation de ressources
croissance
croissance de la valeur
croissance économique