Le diagnostic formulé par le FMI en octobre 2026 réunit presque involontairement les deux faces d’un même basculement historique. D’un côté, les États arrivent au terme d’une période durant laquelle l’endettement permettait d’amortir successivement les crises et de prolonger les structures économiques existantes : la dette publique mondiale approche 100 % du PIB, les taux souverains remontent et les marges budgétaires se contractent. De l’autre, l’intelligence artificielle devient selon Kristalina Georgieva un moteur déterminant de prospérité, capable, correctement diffusé, d’ajouter jusqu’à environ un demi-point à la croissance mondiale annuelle. Le…
alignement des intérêts
allocation du capital
automatisation
base fiscale
capital
L’Accord de Paris constitue une avancée diplomatique majeure, mais son objectif reste fondamentalement conservatoire. Son article 2 vise à maintenir le réchauffement nettement sous 2 °C en poursuivant l’objectif de 1,5 °C, à renforcer l’adaptation et à rendre les flux financiers compatibles avec un développement faiblement carboné et résilient. Son article 4 recherche ensuite un équilibre entre émissions anthropiques et absorptions. Autrement dit, Paris pose essentiellement cette question : comment conserver le fonctionnement économique existant tout en réduisant suffisamment ses dommages pour qu’il reste compatible avec un climat stabilisé ?…
+1.5 °C
+2 °C
Accord de Paris
adaptation
adaptation agricole
Depuis le milieu des années 1980, la dette publique française suit une trajectoire dont l’ordre de grandeur est frappant. Selon les séries longues de l’Insee, elle atteignait 249,3 milliards d’euros en 1986, 515,4 milliards en 1993, 1 004,9 milliards en 2003 et environ 1 953 milliards en 2013. Au deuxième trimestre 2026, elle atteint désormais 3 595,5 milliards d’euros, soit 119 % du PIB. Le premier doublement s’effectue donc en sept ans, les deux suivants en une dizaine d’années, tandis que le cycle actuel approche à nouveau le doublement après…
Allemagne
capital
changement de modèle
charge de la dette
coût du capital
Le développement massif des énergies renouvelables ne signifie pas que chaque kilowattheure solaire ou éolien doive disposer de son propre stockage. Le foisonnement géographique, les interconnexions, le pilotage de la demande, l’hydraulique, les batteries et les autres formes de flexibilité absorbent une grande partie des variations de production. Mais lorsque ces mécanismes ont fait leur travail, il peut subsister des périodes où l’électricité disponible dépasse durablement les besoins. La méthanation ouvre alors une possibilité différente : au lieu de limiter la production, cette énergie excédentaire peut être transformée en une…
batterie
biogaz
biométhane
captage direct dans l’air
capture du carbone
Le capital mondial n’est pas illimité. Lorsqu’une part croissante de l’épargne disponible finance la dette publique des économies avancées, elle ne finance pas simultanément une usine, un réseau électrique, un système d’assainissement ou une entreprise dans une économie émergente. Le problème devient systémique lorsque les pays déjà développés empruntent massivement pour maintenir des structures économiques héritées plutôt que pour les transformer : des économies disposant déjà de leurs infrastructures mobilisent alors une capacité financière dont les pays encore en développement ont précisément besoin pour construire les leurs. Ce mécanisme est…
Afrique
allocation du capital
Asie
banque
Banque mondiale
La transition énergétique ne consiste pas seulement à produire autrement l’électricité que nous consommons déjà. Elle consiste à faire de l’électricité le vecteur d’une part croissante des usages aujourd’hui alimentés directement par le pétrole, le gaz ou le charbon. Transport, chauffage, procédés industriels, agriculture, dessalement : l’électrification permet de remplacer progressivement la combustion par un système énergétique beaucoup plus efficace, plus facilement décarbonable et de plus en plus pilotable. C’est pourquoi elle constitue l’un des mécanismes centraux de la transition du XXIe siècle. L’électricité ne représente encore que 23 %…
100 % renouvelable
agriculture
AIE
camion électrique
carburant synthétique
Le nucléaire occupe une place singulière dans le débat énergétique parce qu’il cumule deux caractéristiques rarement réunies : une très forte densité énergétique et de très faibles émissions de carbone pendant l’exploitation. Lorsqu’un réacteur de 1,5 ou 1,6 GW entre en service, il apporte d’un seul coup une quantité considérable d’électricité bas-carbone, disponible avec un facteur de charge élevé. Dans un système encore alimenté au charbon ou au gaz, quelques réacteurs peuvent donc permettre de retirer plusieurs grandes centrales fossiles. Cette capacité donne au nucléaire une véritable utilité dans la…
AIE
AIEA
allocation du capital
centrale nucléaire
charbon
La transition est souvent réduite à l’écologie, elle-même ramenée à quelques objectifs : réduire les émissions, développer les énergies renouvelables, recycler davantage ou protéger la biodiversité. Cette lecture est insuffisante. Une société ne transforme pas son rapport à l’énergie sans transformer son industrie, son organisation du travail, ses infrastructures, son agriculture, ses institutions, sa culture et finalement sa manière de produire de la valeur. La transition n’est donc pas une succession de réformes sectorielles : elle est systémique. La carte heuristique de la transition permet de représenter cette architecture. Elle…
agriculture
agriculture régénérative
automatisation
biodiversité
capture du carbone
Le pétrole ne se brûle pas dans les raffineries. Il est consommé par des milliards de véhicules, des avions, des navires, des machines, des chaudières et par une industrie pétrochimique construite depuis plus d’un siècle autour des hydrocarbures. Le GHG Protocol classe pourtant les émissions résultant de l’usage des carburants vendus dans le Scope 3 des producteurs, catégorie 11 « use of sold products ». Cette comptabilité est utile pour mesurer l’empreinte d’une chaîne de valeur, mais elle ne doit pas être confondue avec une attribution causale : les émissions…
aviation
Barack Obama
baril de pétrole
captage direct dans l’air
capture du carbone
Les appels à ralentir l’intelligence artificielle sont présentés comme une réponse à un danger existentiel : des systèmes suffisamment puissants pourraient finir par devenir incontrôlables et menacer l’humanité. Mais cette interprétation oublie un élément beaucoup plus concret : l’économie industrielle des acteurs qui demandent aujourd’hui que toute la compétition ralentisse avec eux. Le modèle dominant repose encore largement sur la course au scaling. Pour conserver quelques mois d’avance, il faut continuellement davantage de GPU, de data centers, d’énergie et de capital. OpenAI prévoit ainsi près de 280 milliards de dollars…
AI doom
Anthropic
anticorps numériques
antitrust
auditabilité