Une ville chauffe de l’eau pour les douches, la cuisine, le lavage et de nombreux usages techniques, puis rejette cette énergie dans ses égouts. La cloacothermie, ou riothermie, consiste à récupérer les calories encore présentes dans les eaux usées afin de chauffer ou rafraîchir des bâtiments. À Oullins, près de Lyon, l’ADEME documente par exemple un réseau utilisant des eaux usées à environ 11 à 12 °C en hiver et 22 à 23 °C en été pour produire chaleur et froid au bénéfice de plusieurs milliers d’usagers. Mais l’intérêt systémique…
agriculture périurbaine
agriculture urbaine
arrosage des espaces verts
assainissement
azote
La climatisation est souvent présentée comme une mauvaise réponse au réchauffement climatique : elle protège l’intérieur des bâtiments en rejetant leur chaleur à l’extérieur, précisément au moment où les rues sont déjà trop chaudes. Cette critique est fondée pour les systèmes air-air conventionnels. Le BRGM rappelle que les climatiseurs classiques contribuent aux îlots de chaleur urbains, avec un effet pouvant atteindre localement environ 0,5 à 2 °C. Mais ce défaut n’appartient pas à la climatisation elle-même : il dépend de l’endroit où la chaleur extraite du bâtiment est envoyée. Avec…
adaptation climatique
bâtiment
boucle géothermique
boucle thermique
BRGM
L’industrie transforme généralement la matière en lui appliquant énergie, chaleur, pression, chimie et usinage. Les champignons ouvrent une voie différente : utiliser directement le métabolisme d’un organisme pour fabriquer, assembler, décomposer ou transformer la matière. Le mycélium, réseau de filaments constituant l’appareil végétatif du champignon, peut coloniser des résidus agricoles, les lier entre eux et faire croître un matériau à la forme souhaitée. D’autres espèces sécrètent des enzymes capables de dégrader des molécules complexes, accumulent certains polluants ou produisent des composés chimiques utilisables en médecine et en agriculture. Le champignon…
agriculture
bâtiment
Beauveria bassiana
biocomposites
biocontrôle
L’expression française « limites planétaires » peut induire une représentation trompeuse : celle d’une planète contenant une quantité déterminée de ressources derrière un mur physique indépassable. Le terme anglais utilisé par les auteurs du concept, planetary boundaries, est plus subtil. Une boundary est une frontière de sécurité, un garde-fou délimitant un espace dans lequel l’humanité peut agir sans augmenter excessivement le risque de déstabiliser les grands systèmes terrestres. Les auteurs du cadre distinguent explicitement la boundary, définie humainement avec une marge de précaution, du seuil biophysique dangereux qu’elle cherche à…
abondance énergétique
acidification des océans
Anthropocène
azote
biodiversité
La mondialisation agricole a apporté quelque chose d’essentiel : elle permet à une région déficitaire d’accéder à la production d’une autre et à chacun de consommer des aliments qui ne poussent pas nécessairement sur son territoire. Le problème n’est donc pas le commerce mondial des denrées. Il apparaît lorsque ce commerce exige, pour fonctionner simplement, que les productions deviennent suffisamment homogènes pour être mélangées, cotées et échangées comme des marchandises interchangeables. Cette logique a favorisé la spécialisation agricole, les grandes monocultures et la simplification des paysages. Pour produire des volumes…
adaptation climatique
adaptation des cultures
agriculture
agriculture locale
agriculture paysanne
Nous parlons souvent de l’eau comme d’une ressource que l’on posséderait en quantité déterminée : un réservoir se remplit ou se vide, une nappe monte ou descend, une région « manque d’eau ». Cette représentation est utile localement, mais elle devient trompeuse lorsqu’elle sert de modèle général. L’eau n’est pas seulement un stock : c’est un flux qui circule continuellement entre atmosphère, sols, végétation, rivières, nappes, océans et usages humains. Une politique de l’eau ne peut donc pas se limiter à mesurer les volumes disponibles. Elle doit demander quelle eau…
abondance énergétique
adaptation climatique
agriculture
agriculture régénérative
aménagement du territoire
Une partie considérable de la richesse dont bénéficie une société n’est pas produite par une entreprise et n’apparaît pratiquement pas dans les prix. Un sol fertile retient l’eau et transforme la matière organique, une zone humide ralentit les crues, une forêt stabilise les sols, des insectes pollinisent les cultures. Ces fonctions, qualifiées de services écosystémiques, possèdent une valeur réelle alors même qu’aucune facture n’est émise lorsqu’elles sont accomplies. Le problème apparaît lorsque l’activité humaine les dégrade. Un sol appauvri retient moins bien l’eau, un territoire artificialisé absorbe moins les précipitations,…
agriculture régénérative
agroécologie
aménagement du territoire
biodiversité
capital naturel
L’agriculture industrielle constitue une réussite historique. Mécanisation, sélection variétale, fertilisation et maîtrise technique ont permis d’augmenter considérablement les rendements et à une fraction toujours plus faible de la population de nourrir l’ensemble de la société. Le problème n’est donc pas cette puissance productive, mais la simplification progressive des systèmes biologiques sur lesquels elle repose. Un sol n’est pas un simple support auquel on apporte de l’eau et des nutriments. C’est un système vivant associant matière minérale et organique, micro-organismes, champignons, racines, insectes, eau et air. Lorsque cette complexité est réduite…
agriculture
agriculture de précision
agriculture industrielle
agriculture régénérative
agroécologie