La « réindustrialisation » est généralement présentée comme le retour de capacités productives perdues : usines, chaînes d’approvisionnement, souveraineté énergétique, production nationale. Mais cette lecture masque une transformation beaucoup plus profonde. Il ne s’agit pas simplement de reconstruire l’industrie du XXe siècle en Europe ou ailleurs. La transition énergétique, la maîtrise des ressources, l’électrification, le numérique, la robotisation et la restauration environnementale ouvrent progressivement un nouvel âge industriel, avec ses propres infrastructures, matériaux, technologies et marchés. La réindustrialisation est en réalité une néoindustrialisation. Cette distinction est essentielle pour comprendre la…
actifs échoués
actifs fossiles
actifs industriels
capital
capital productif
Le progrès technologique est souvent représenté comme une succession d’inventions. Cette représentation devient insuffisante lorsque les technologies nouvelles augmentent elles-mêmes notre capacité à produire les suivantes. Le progrès ne se contente alors plus de s’accumuler : il devient l’un des moyens de sa propre accélération. Une puissance de calcul supérieure permet des simulations plus complexes ; celles-ci facilitent la conception de nouveaux matériaux, de machines plus performantes ou de systèmes d’intelligence artificielle plus avancés ; ces nouveaux outils accélèrent ensuite la recherche, l’ingénierie et la production des générations technologiques suivantes.…
accélération de la connaissance
accélération exponentielle
accélération technologique
adaptation institutionnelle
adaptation sociale
Une transition classique cherche souvent à corriger les conséquences d’un système sans modifier profondément les mécanismes qui les produisent. On taxe, on interdit, on compense, on subventionne, on limite ou on répare. Ces outils sont parfois nécessaires, mais ils interviennent généralement après que les intérêts économiques, les infrastructures et les habitudes ont déjà orienté les comportements dans une direction contraire à l’objectif collectif. La transition systémique procède autrement : elle cherche à transformer les règles du jeu de telle sorte que les dynamiques ordinaires du système contribuent elles-mêmes au résultat…
alignement des intérêts
architecture des incitations
auto-accélération
boucle de rétroaction
carbone atmosphérique
L’extractivisme du XXe siècle consistait à extraire toujours davantage de carbone géologique et de ressources naturelles pour les introduire dans l’économie. Le XXIe siècle pourrait appliquer la même puissance industrielle à un objectif exactement inverse : extraire massivement le carbone excédentaire de l’atmosphère, le transformer en matière utile puis l’immobiliser durablement. L’industrie ne se contente alors plus de réduire ses émissions ; chaque nouveau flux de matière peut devenir un flux de dépollution. Le potentiel est d’autant plus important que le problème climatique ne concerne pas uniquement les émissions futures.…
ACV
analyse du cycle de vie
bâtiment
béton
béton bas carbone
Les appels à ralentir l’intelligence artificielle sont présentés comme une réponse à un danger existentiel : des systèmes suffisamment puissants pourraient finir par devenir incontrôlables et menacer l’humanité. Mais cette interprétation oublie un élément beaucoup plus concret : l’économie industrielle des acteurs qui demandent aujourd’hui que toute la compétition ralentisse avec eux. Le modèle dominant repose encore largement sur la course au scaling. Pour conserver quelques mois d’avance, il faut continuellement davantage de GPU, de data centers, d’énergie et de capital. OpenAI prévoit ainsi près de 280 milliards de dollars…
AI doom
Anthropic
anticorps numériques
antitrust
auditabilité