Pendant l’essentiel de l’histoire économique, la capacité productive dépendait directement de la quantité de travail humain mobilisable. Il fallait des bras pour cultiver, extraire ou fabriquer, mais aussi des personnes pour compter, administrer, contrôler et traiter l’information. Même après la mécanisation, l’humain est longtemps resté indispensable à l’exécution. L’automatisation transforme progressivement cette situation. À mesure que machines, logiciels et intelligence artificielle prennent en charge davantage d’opérations physiques puis cognitives, la fonction spécifique de l’humain se déplace vers ce qui organise l’action : comprendre un besoin, définir un objectif, concevoir une…
apprendre à apprendre
automatisation
automatisation du travail
autonomie
autonomie économique
Toutes les grandes ruptures historiques ne constituent pas des changements de civilisation. Une technologie peut bouleverser la production, les transports ou les conditions de vie sans modifier le rapport fondamental qu’une société entretient avec ses ressources et sa propre organisation. La révolution industrielle elle-même reste, dans ce modèle, l’accomplissement de la première civilisation plutôt que l’apparition d’une seconde. Cette première civilisation commence avec la révolution agraire. L’humanité ne se contente plus de prélever les ressources disponibles : elle apprend à produire sa nourriture, se sédentarise, accumule des surplus et construit…
21e siècle
automatisation
biodiversité
changement climatique
changement de civilisation
Le transport aérien est souvent présenté comme un secteur dont la transition écologique imposerait nécessairement de réduire l’usage. L’avion consomme beaucoup d’énergie, le kérosène possède une excellente densité énergétique et les alternatives actuelles présentent encore des contraintes. Mais ce raisonnement projette l’aviation du XXe siècle dans l’avenir comme si sa forme technique devait rester immuable. Or l’enjeu n’est pas de préserver l’avion actuel, mais la fonction qu’il remplit : se déplacer dans les airs. Dans quelques décennies, cette fonction pourra être assurée par une diversité beaucoup plus grande de technologies…
aéroports secondaires
augmentation des voyages
automatisation du transport
avenir du transport aérien
aviation carbone négative
L’automatisation est souvent décrite comme le remplacement de l’humain par la machine. Cette formulation est trompeuse : la machine ne remplace pas l’humain, mais certaines fonctions qu’il accomplissait jusque-là — calculer, assembler, trier, conduire, contrôler une variable, appliquer une procédure ou répéter un geste. La véritable question devient donc : quelles fonctions justifient réellement de mobiliser une intelligence humaine ? Pendant une grande partie de l’ère industrielle, l’organisation productive a cherché à rendre le comportement humain aussi prévisible que possible. Horaires, procédures, rythmes, gestes et objectifs étaient définis afin d’intégrer…
automatisation
automatisation des tâches
automatisation du travail
autonomie au travail
autonomie humaine
Un commun n’est pas une invention d’Internet. Depuis toujours, les sociétés organisent collectivement certaines ressources dont la valeur vient précisément de leur usage partagé : pâturages, cours d’eau, espaces publics, écoles, infrastructures ou connaissances. Tous ces exemples ne sont pas juridiquement des « communs », mais ils reposent sur une même idée : toute valeur n’a pas nécessairement vocation à être organisée par l’appropriation exclusive. La propriété privée reste extrêmement efficace lorsque les ressources sont rares, divisibles et coûteuses à produire. Elle permet d’investir, de prendre des risques, d’organiser une…
abondance
accès partagé
attrition du coût marginal
automatisation
biens communs
Le diagnostic formulé par le FMI en octobre 2026 réunit presque involontairement les deux faces d’un même basculement historique. D’un côté, les États arrivent au terme d’une période durant laquelle l’endettement permettait d’amortir successivement les crises et de prolonger les structures économiques existantes : la dette publique mondiale approche 100 % du PIB, les taux souverains remontent et les marges budgétaires se contractent. De l’autre, l’intelligence artificielle devient selon Kristalina Georgieva un moteur déterminant de prospérité, capable, correctement diffusé, d’ajouter jusqu’à environ un demi-point à la croissance mondiale annuelle. Le…
alignement des intérêts
allocation du capital
automatisation
base fiscale
capital
La disparition progressive de certains emplois est souvent présentée comme une menace contre l’activité humaine elle-même. Si les machines produisent, conduisent, calculent, administrent ou analysent à notre place, que restera-t-il à faire ? Cette question repose pourtant sur une confusion fondamentale entre emploi, travail et activité. L’humanité a toujours été active. Elle a cultivé, construit, inventé, enseigné, échangé, exploré, pris soin, créé des institutions, produit des œuvres, développé des connaissances et organisé des communautés bien avant que l’emploi devienne la forme dominante de participation économique. L’emploi n’est donc pas l’activité…
activité contributive
activité économique
activité humaine
activité rémunérée
aliénation
L’Accord de Paris constitue une avancée diplomatique majeure, mais son objectif reste fondamentalement conservatoire. Son article 2 vise à maintenir le réchauffement nettement sous 2 °C en poursuivant l’objectif de 1,5 °C, à renforcer l’adaptation et à rendre les flux financiers compatibles avec un développement faiblement carboné et résilient. Son article 4 recherche ensuite un équilibre entre émissions anthropiques et absorptions. Autrement dit, Paris pose essentiellement cette question : comment conserver le fonctionnement économique existant tout en réduisant suffisamment ses dommages pour qu’il reste compatible avec un climat stabilisé ?…
+1.5 °C
+2 °C
Accord de Paris
adaptation
adaptation agricole
À sa création, l’Action Mutuelle d’Investissement a besoin d’un fonds de garantie suffisamment sûr pour obtenir auprès des banques les lignes de crédit qui financeront les projets choisis par ses membres. La solution la plus simple consiste donc à placer une grande partie de ce capital dans des actifs liquides, sécurisés et reconnus par les établissements financiers partenaires. Mais cette situation n’a aucune raison d’être définitive. À mesure que l’AMI grossit, diversifie ses revenus, constitue des réserves et acquiert une capacité d’investissement propre, une partie de son patrimoine peut devenir…
Action Mutuelle d’Investissement
AMI
autonomie territoriale
Banque européenne d’investissement
BEI
La démocratie donne aux citoyens un pouvoir sur les règles collectives mais très peu de pouvoir direct sur l’orientation de l’investissement. Or investir ne consiste pas seulement à rechercher un rendement : choisir quels projets reçoivent du capital détermine quelles entreprises naissent, quelles technologies progressent, quels services apparaissent et, finalement, quelle économie se construit. Dans une société où le capital est très concentré, cette capacité appartient principalement aux acteurs disposant déjà de patrimoine ou aux institutions financières qui sélectionnent les projets finançables. L’Action Mutuelle d’Investissement, ou AMI, propose d’étendre cette…
accès au capital
Action Mutuelle d’Investissement
allocation du capital
AMI
automatisation