Pendant l’essentiel de l’histoire économique, la capacité productive dépendait directement de la quantité de travail humain mobilisable. Il fallait des bras pour cultiver, extraire ou fabriquer, mais aussi des personnes pour compter, administrer, contrôler et traiter l’information. Même après la mécanisation, l’humain est longtemps resté indispensable à l’exécution. L’automatisation transforme progressivement cette situation. À mesure que machines, logiciels et intelligence artificielle prennent en charge davantage d’opérations physiques puis cognitives, la fonction spécifique de l’humain se déplace vers ce qui organise l’action : comprendre un besoin, définir un objectif, concevoir une…
apprendre à apprendre
automatisation
automatisation du travail
autonomie
autonomie économique
Nous parlons souvent de l’eau comme d’une ressource que l’on posséderait en quantité déterminée : un réservoir se remplit ou se vide, une nappe monte ou descend, une région « manque d’eau ». Cette représentation est utile localement, mais elle devient trompeuse lorsqu’elle sert de modèle général. L’eau n’est pas seulement un stock : c’est un flux qui circule continuellement entre atmosphère, sols, végétation, rivières, nappes, océans et usages humains. Une politique de l’eau ne peut donc pas se limiter à mesurer les volumes disponibles. Elle doit demander quelle eau…
abondance énergétique
adaptation climatique
agriculture
agriculture régénérative
aménagement du territoire
Nous associons spontanément la durabilité à la longévité : un objet durable serait solide, réparable et capable de fonctionner longtemps. Mais cette définition devient insuffisante dans un monde où les techniques et les usages évoluent rapidement. Un objet peut être physiquement capable de durer cinquante ans et devenir inutile au bout de quinze. La durabilité dépend donc aussi de la capacité d’un système à évoluer sans détruire inutilement la valeur qu’il contient. Le bâtiment en fournit un exemple évident. Une structure peut rester parfaitement saine alors que sa fonction disparaît…
accélération technologique
adaptabilité
architecture évolutive
bâtiment adaptable
bâtiment durable
Une ville chauffe de l’eau pour les douches, la cuisine, le lavage et de nombreux usages techniques, puis rejette cette énergie dans ses égouts. La cloacothermie, ou riothermie, consiste à récupérer les calories encore présentes dans les eaux usées afin de chauffer ou rafraîchir des bâtiments. À Oullins, près de Lyon, l’ADEME documente par exemple un réseau utilisant des eaux usées à environ 11 à 12 °C en hiver et 22 à 23 °C en été pour produire chaleur et froid au bénéfice de plusieurs milliers d’usagers. Mais l’intérêt systémique…
agriculture périurbaine
agriculture urbaine
arrosage des espaces verts
assainissement
azote
Parler séparément de transition écologique, énergétique, numérique, économique ou sociétale est pratique pour organiser les politiques publiques. Mais cette représentation masque l’essentiel : ces transitions constituent différentes dimensions d’une même transformation du système humain. Une technologie modifie les conditions de production ; cette évolution change la quantité de travail nécessaire ; le travail détermine largement la distribution du revenu ; la nécessité de préserver l’emploi influence les volumes de production ; ceux-ci déterminent les flux de matières et d’énergie, qui produisent à leur tour des effets environnementaux. Modifier une composante…
approche systémique
automatisation
causalité systémique
changement de civilisation
changement systémique
La transition est souvent réduite à l’écologie, elle-même ramenée à quelques objectifs : réduire les émissions, développer les énergies renouvelables, recycler davantage ou protéger la biodiversité. Cette lecture est insuffisante. Une société ne transforme pas son rapport à l’énergie sans transformer son industrie, son organisation du travail, ses infrastructures, son agriculture, ses institutions, sa culture et finalement sa manière de produire de la valeur. La transition n’est donc pas une succession de réformes sectorielles : elle est systémique. La carte heuristique de la transition permet de représenter cette architecture. Elle…
agriculture
agriculture régénérative
automatisation
biodiversité
capture du carbone
L’innovation technique est souvent imaginée comme un processus partant d’une page blanche : identifier un problème, inventer une solution, puis chercher les matériaux et les procédés permettant de la réaliser. Le biomimétisme ouvre une autre voie. Le vivant constitue un immense ensemble de structures, de mécanismes, de comportements et d’organisations ayant déjà rencontré des problèmes de résistance, d’adhérence, de déplacement, de filtration, de régulation thermique, de captation d’énergie, de communication ou d’adaptation. Il ne fournit pas des inventions prêtes à copier, mais une bibliothèque de principes fonctionnels que l’ingénierie peut…
abstraction fonctionnelle
adaptation
adhésion
architecture
auto-organisation
L’expression française « limites planétaires » peut induire une représentation trompeuse : celle d’une planète contenant une quantité déterminée de ressources derrière un mur physique indépassable. Le terme anglais utilisé par les auteurs du concept, planetary boundaries, est plus subtil. Une boundary est une frontière de sécurité, un garde-fou délimitant un espace dans lequel l’humanité peut agir sans augmenter excessivement le risque de déstabiliser les grands systèmes terrestres. Les auteurs du cadre distinguent explicitement la boundary, définie humainement avec une marge de précaution, du seuil biophysique dangereux qu’elle cherche à…
abondance énergétique
acidification des océans
Anthropocène
azote
biodiversité
Une partie considérable de la richesse dont bénéficie une société n’est pas produite par une entreprise et n’apparaît pratiquement pas dans les prix. Un sol fertile retient l’eau et transforme la matière organique, une zone humide ralentit les crues, une forêt stabilise les sols, des insectes pollinisent les cultures. Ces fonctions, qualifiées de services écosystémiques, possèdent une valeur réelle alors même qu’aucune facture n’est émise lorsqu’elles sont accomplies. Le problème apparaît lorsque l’activité humaine les dégrade. Un sol appauvri retient moins bien l’eau, un territoire artificialisé absorbe moins les précipitations,…
agriculture régénérative
agroécologie
aménagement du territoire
biodiversité
capital naturel