Le recyclage constitue un progrès considérable par rapport à l’économie linéaire, mais il en conserve une partie de la logique. Un produit est fabriqué, utilisé, puis arrive en « fin de vie ». C’est alors que se pose la question de ce que l’on peut récupérer : une partie des matières est triée, transformée et réintroduite dans l’économie, tandis que le reste est incinéré, enfoui, exporté ou dispersé. Le recyclage intervient donc essentiellement après l’usage, lorsqu’il faut traiter ce que le système productif a laissé derrière lui. L’économie de maîtrise…
architecture des flux
circularité
circularité industrielle
circularité moléculaire
circulation de la matière
L’économie circulaire constitue un progrès majeur par rapport au modèle industriel linéaire. Extraire une matière, fabriquer un produit, l’utiliser puis l’abandonner est une organisation primitive dès lors que nous savons en préserver une partie de la valeur. Réemploi, rénovation et cyclage permettent de réduire les prélèvements, les pertes et les pollutions. Mais l’économie circulaire reste souvent construite autour d’un système conçu d’abord pour produire, auquel on ajoute ensuite des dispositifs permettant de récupérer ce qui en sort. Elle cherche essentiellement à réduire les pertes d’une économie industrielle. L’économie symbiotique franchit…
agriculture régénérative
agroécologie
bilan environnemental positif
biodiversité
boucles industrielles
Toutes les grandes ruptures historiques ne constituent pas des changements de civilisation. Une technologie peut bouleverser la production, les transports ou les conditions de vie sans modifier le rapport fondamental qu’une société entretient avec ses ressources et sa propre organisation. La révolution industrielle elle-même reste, dans ce modèle, l’accomplissement de la première civilisation plutôt que l’apparition d’une seconde. Cette première civilisation commence avec la révolution agraire. L’humanité ne se contente plus de prélever les ressources disponibles : elle apprend à produire sa nourriture, se sédentarise, accumule des surplus et construit…
21e siècle
automatisation
biodiversité
changement climatique
changement de civilisation
La pollution est généralement considérée comme une charge : un sol contaminé, une eau chargée en métaux ou un effluent industriel doivent être traités pour restaurer le milieu. Mais une partie de ces pollutions est constituée de matières qui conservent une valeur. Le polluant peut être une ressource que l’activité humaine a dispersée et dont elle a perdu la maîtrise. Dès lors qu’il devient possible de la récupérer, la dépollution ne consiste plus seulement à éliminer une nuisance : elle peut également produire une matière exploitable. Cette logique est particulièrement…
agriculture
agrivoltaïsme
agromining
bactéries
biomasse
Une ressource n’est pas simplement une matière présente dans la nature. Elle devient une ressource lorsqu’une société possède la connaissance, la technologie et l’organisation nécessaires pour lui attribuer une fonction. Le pétrole existait bien avant que nous sachions le raffiner, l’uranium avait peu de valeur énergétique avant la maîtrise de la fission et le silicium était une matière banale avant l’électronique moderne. À l’inverse, une matière autrefois stratégique peut perdre son importance sans avoir disparu. La ressource n’est donc pas une donnée fixe : elle dépend du système technique qui…
astéroïdes
automatisation
circularité
civilisation industrielle
connaissance
L’économie industrielle traite encore largement la matière comme un flux : elle l’extrait, la transforme en produit puis en prélève de nouveau lorsque ce produit devient obsolète. Pourtant, l’acier, le cuivre, l’aluminium ou les polymères ne disparaissent pas lorsque l’objet cesse de remplir sa fonction. Ils constituent un capital matériel déjà extrait, purifié, transformé et acheminé, dont la valeur peut survivre à plusieurs générations d’objets. Cette distinction change la notion même de consommation. Une automobile ne « consomme » pas réellement son acier ou son cuivre comme elle consomme un…
abondance
aluminium
capital industriel
capital matériel
capital naturel
Nous parlons généralement de pollution comme de la présence d’une substance indésirable dans l’environnement : plastique dans l’océan, nitrates dans une nappe phréatique, particules dans l’air, métaux lourds dans un sol ou molécules persistantes dans les organismes. Cette définition décrit correctement le résultat, mais elle dit peu du mécanisme qui l’a produit. D’un point de vue systémique, la pollution peut être comprise d’abord comme une perte de maîtrise d’un flux de matière ou d’énergie. La même matière peut en effet être utile dans un contexte et devenir polluante dans un…
analyse du cycle de vie
capacité d’absorption
captation
concentration des polluants
cyclage
Une ville chauffe de l’eau pour les douches, la cuisine, le lavage et de nombreux usages techniques, puis rejette cette énergie dans ses égouts. La cloacothermie, ou riothermie, consiste à récupérer les calories encore présentes dans les eaux usées afin de chauffer ou rafraîchir des bâtiments. À Oullins, près de Lyon, l’ADEME documente par exemple un réseau utilisant des eaux usées à environ 11 à 12 °C en hiver et 22 à 23 °C en été pour produire chaleur et froid au bénéfice de plusieurs milliers d’usagers. Mais l’intérêt systémique…
agriculture périurbaine
agriculture urbaine
arrosage des espaces verts
assainissement
azote
La protection de l’environnement ne dépend pas seulement de la conscience écologique. Elle exige des réseaux d’assainissement, une collecte des déchets, des stations d’épuration, des administrations, des capacités de contrôle, des entreprises capables de traiter les flux et des ressources publiques permettant de financer l’ensemble. Une population préoccupée par l’alimentation, le logement, l’accès à l’eau ou le revenu du lendemain peut parfaitement percevoir la dégradation de son environnement ; elle dispose simplement de beaucoup moins de moyens pour y remédier. Le développement économique ne produit donc pas automatiquement l’écologie, mais…
Afrique
assainissement
capacité d’action
capacité publique
chaînes de valeur mondiales
Une transition classique cherche souvent à corriger les conséquences d’un système sans modifier profondément les mécanismes qui les produisent. On taxe, on interdit, on compense, on subventionne, on limite ou on répare. Ces outils sont parfois nécessaires, mais ils interviennent généralement après que les intérêts économiques, les infrastructures et les habitudes ont déjà orienté les comportements dans une direction contraire à l’objectif collectif. La transition systémique procède autrement : elle cherche à transformer les règles du jeu de telle sorte que les dynamiques ordinaires du système contribuent elles-mêmes au résultat…
alignement des intérêts
architecture des incitations
auto-accélération
boucle de rétroaction
carbone atmosphérique