Le transport aérien est souvent présenté comme un secteur dont la transition écologique imposerait nécessairement de réduire l’usage. L’avion consomme beaucoup d’énergie, le kérosène possède une excellente densité énergétique et les alternatives actuelles présentent encore des contraintes. Mais ce raisonnement projette l’aviation du XXe siècle dans l’avenir comme si sa forme technique devait rester immuable. Or l’enjeu n’est pas de préserver l’avion actuel, mais la fonction qu’il remplit : se déplacer dans les airs. Dans quelques décennies, cette fonction pourra être assurée par une diversité beaucoup plus grande de technologies…
aéroports secondaires
augmentation des voyages
automatisation du transport
avenir du transport aérien
aviation carbone négative
La disparition progressive de certains emplois est souvent présentée comme une menace contre l’activité humaine elle-même. Si les machines produisent, conduisent, calculent, administrent ou analysent à notre place, que restera-t-il à faire ? Cette question repose pourtant sur une confusion fondamentale entre emploi, travail et activité. L’humanité a toujours été active. Elle a cultivé, construit, inventé, enseigné, échangé, exploré, pris soin, créé des institutions, produit des œuvres, développé des connaissances et organisé des communautés bien avant que l’emploi devienne la forme dominante de participation économique. L’emploi n’est donc pas l’activité…
activité contributive
activité économique
activité humaine
activité rémunérée
aliénation
Une transition fondée principalement sur la contrainte demande continuellement aux acteurs d’agir contre ce qu’ils perçoivent comme leur intérêt. Le consommateur doit payer davantage, l’entreprise renoncer à un marché rentable, l’investisseur accepter un rendement inférieur, le territoire supporter un coût pour un bénéfice diffus, le salarié craindre la disparition de son activité. Même lorsque l’objectif collectif est rationnel, le système produit alors lui-même les résistances qui ralentissent sa transformation. La transition systémique consiste au contraire à modifier les règles, les technologies et les institutions afin que l’intérêt de chaque acteur…
alignement des intérêts
Alliance Mutuelle d’Investissement
AMI
architecture institutionnelle
bien commun
L’intelligence artificielle est souvent présentée comme une intelligence concurrente de l’intelligence humaine, capable d’accomplir progressivement des tâches jusque-là réservées à l’homme. Cette lecture décrit une partie du phénomène, mais elle masque une transformation plus profonde : l’IA devient une extension de nos propres capacités intellectuelles. Ce mouvement n’a pas commencé avec elle. L’écriture a externalisé une partie de la mémoire, le livre a rendu transmissible davantage de connaissances qu’un individu ne pouvait en conserver, la calculatrice a délégué certaines opérations et Internet a donné accès presque instantanément à des quantités…
accès à la connaissance
amplification de l’intelligence
analyse
augmentation cognitive
augmentation de l’intelligence
Une ressource n’est pas simplement une matière présente dans la nature. Elle devient une ressource lorsqu’une société possède la connaissance, la technologie et l’organisation nécessaires pour lui attribuer une fonction. Le pétrole existait bien avant que nous sachions le raffiner, l’uranium avait peu de valeur énergétique avant la maîtrise de la fission et le silicium était une matière banale avant l’électronique moderne. À l’inverse, une matière autrefois stratégique peut perdre son importance sans avoir disparu. La ressource n’est donc pas une donnée fixe : elle dépend du système technique qui…
astéroïdes
automatisation
circularité
civilisation industrielle
connaissance
La transition est souvent réduite à l’écologie, elle-même ramenée à quelques objectifs : réduire les émissions, développer les énergies renouvelables, recycler davantage ou protéger la biodiversité. Cette lecture est insuffisante. Une société ne transforme pas son rapport à l’énergie sans transformer son industrie, son organisation du travail, ses infrastructures, son agriculture, ses institutions, sa culture et finalement sa manière de produire de la valeur. La transition n’est donc pas une succession de réformes sectorielles : elle est systémique. La carte heuristique de la transition permet de représenter cette architecture. Elle…
agriculture
agriculture régénérative
automatisation
biodiversité
capture du carbone
La transition écologique est généralement présentée comme une transformation des techniques : décarboner l’énergie, électrifier les transports, réduire les pollutions, cycler les matières, améliorer les bâtiments ou restaurer les écosystèmes. Mais derrière presque chacune de ces transformations apparaît rapidement la même question : que deviennent les emplois ? Une industrie plus simple peut employer moins de personnes ; un produit plus durable réduit la fréquence de son remplacement ; l’automatisation supprime des tâches ; l’abandon d’une activité polluante menace les revenus de ceux qui en dépendent. Une amélioration écologiquement souhaitable…
activité économique
automatisation
changement de modèle
comportements individuels
consommation durable
L’histoire économique est traditionnellement décrite à travers trois grands secteurs : le primaire produit les ressources, le secondaire les transforme et le tertiaire fournit les services. À mesure que leur productivité augmente, chacun mobilise proportionnellement moins de travail humain. L’agriculture produit beaucoup plus avec une fraction des actifs d’autrefois ; l’industrie a suivi le même chemin et l’automatisation commence maintenant à transformer les services. Le problème n’est pas que nous manquions d’activité économique, mais que nous continuions à faire de l’emploi la condition normale de participation à l’économie alors que…
activité associative
activité contributive
activité économique
activité humaine
activité quaternaire
La disparition progressive de l’emploi comme mode universel de distribution du revenu impose de distinguer plusieurs fonctions que le salaire concentrait jusqu’ici dans un seul mécanisme. Il assurait simultanément les moyens matériels d’existence, rémunérait une activité productive et constituait le principal canal de redistribution de la richesse. Lorsque l’automatisation réduit la quantité de travail humain nécessaire à la production, continuer à faire dépendre l’ensemble de ces fonctions de l’emploi crée une contradiction : la société produit davantage avec moins de travail tout en exigeant toujours de chacun qu’il obtienne un…
activité contributive
activité économique
activité humaine
aides sociales
automatisation
Le XXe siècle a traité la beauté comme une dépense superflue. Dès qu’il fallait élargir une route, augmenter une surface commerciale, rationaliser une gare, construire plus vite, densifier un quartier ou réduire un coût d’entretien, l’esthétique est devenue une variable sacrifiable. Des bâtiments, chemins, bosquets, berges, places et infrastructures ayant parfois accumulé plusieurs générations d’histoire ont été remplacés par des objets standardisés, fonctionnels et économiquement optimisés. Partout où l’efficacité matérielle entrait en conflit avec la qualité sensible des lieux, le beau a été sommé de céder. Cette logique est allée…
anxiété
arbre
architecture
architecture biophilique
artificialisation