Pendant l’essentiel de l’histoire économique, la capacité productive dépendait directement de la quantité de travail humain mobilisable. Il fallait des bras pour cultiver, extraire ou fabriquer, mais aussi des personnes pour compter, administrer, contrôler et traiter l’information. Même après la mécanisation, l’humain est longtemps resté indispensable à l’exécution. L’automatisation transforme progressivement cette situation. À mesure que machines, logiciels et intelligence artificielle prennent en charge davantage d’opérations physiques puis cognitives, la fonction spécifique de l’humain se déplace vers ce qui organise l’action : comprendre un besoin, définir un objectif, concevoir une…
apprendre à apprendre
automatisation
automatisation du travail
autonomie
autonomie économique
Le système français des parrainages présidentiels cherche à filtrer l’accès à l’élection afin que les candidats disposent d’une représentativité minimale. Aujourd’hui, cette sélection repose sur les présentations d’élus. Une autre architecture consisterait à ouvrir le parrainage directement aux citoyens sans supprimer celui des élus. Le principe proposé serait simple : la candidature exige 1 000 unités de parrainage et 500 parrainages citoyens équivalent à un parrainage d’élu. Un candidat pourrait ainsi combiner implantation institutionnelle et soutien populaire dans des proportions variables. Avec 300 parrainages d’élus, il lui manquerait 700 unités,…
accès à l’élection
accès au scrutin
campagne présidentielle
candidat
candidat hors parti
Un commun n’est pas une invention d’Internet. Depuis toujours, les sociétés organisent collectivement certaines ressources dont la valeur vient précisément de leur usage partagé : pâturages, cours d’eau, espaces publics, écoles, infrastructures ou connaissances. Tous ces exemples ne sont pas juridiquement des « communs », mais ils reposent sur une même idée : toute valeur n’a pas nécessairement vocation à être organisée par l’appropriation exclusive. La propriété privée reste extrêmement efficace lorsque les ressources sont rares, divisibles et coûteuses à produire. Elle permet d’investir, de prendre des risques, d’organiser une…
abondance
accès partagé
attrition du coût marginal
automatisation
biens communs
Le diagnostic formulé par le FMI en octobre 2026 réunit presque involontairement les deux faces d’un même basculement historique. D’un côté, les États arrivent au terme d’une période durant laquelle l’endettement permettait d’amortir successivement les crises et de prolonger les structures économiques existantes : la dette publique mondiale approche 100 % du PIB, les taux souverains remontent et les marges budgétaires se contractent. De l’autre, l’intelligence artificielle devient selon Kristalina Georgieva un moteur déterminant de prospérité, capable, correctement diffusé, d’ajouter jusqu’à environ un demi-point à la croissance mondiale annuelle. Le…
alignement des intérêts
allocation du capital
automatisation
base fiscale
capital
La disparition progressive de certains emplois est souvent présentée comme une menace contre l’activité humaine elle-même. Si les machines produisent, conduisent, calculent, administrent ou analysent à notre place, que restera-t-il à faire ? Cette question repose pourtant sur une confusion fondamentale entre emploi, travail et activité. L’humanité a toujours été active. Elle a cultivé, construit, inventé, enseigné, échangé, exploré, pris soin, créé des institutions, produit des œuvres, développé des connaissances et organisé des communautés bien avant que l’emploi devienne la forme dominante de participation économique. L’emploi n’est donc pas l’activité…
activité contributive
activité économique
activité humaine
activité rémunérée
aliénation
Une transition fondée principalement sur la contrainte demande continuellement aux acteurs d’agir contre ce qu’ils perçoivent comme leur intérêt. Le consommateur doit payer davantage, l’entreprise renoncer à un marché rentable, l’investisseur accepter un rendement inférieur, le territoire supporter un coût pour un bénéfice diffus, le salarié craindre la disparition de son activité. Même lorsque l’objectif collectif est rationnel, le système produit alors lui-même les résistances qui ralentissent sa transformation. La transition systémique consiste au contraire à modifier les règles, les technologies et les institutions afin que l’intérêt de chaque acteur…
alignement des intérêts
Alliance Mutuelle d’Investissement
AMI
architecture institutionnelle
bien commun
L’autonomie d’un territoire dépend moins de sa capacité à tout produire lui-même que de sa capacité à agir sur son propre développement. Une collectivité peut disposer de citoyens compétents, d’entrepreneurs, d’épargne, de banques, de foncier et de ressources locales tout en restant incapable de réunir ces éléments autour d’un projet. Le financement intervient alors de l’extérieur selon des critères qui ne correspondent pas nécessairement aux priorités territoriales. L’Action Mutuelle d’Investissement propose au contraire de créer une interface permanente entre citoyens, collectivités, entreprises et organismes financiers afin qu’ils puissent investir ensemble.…
acceptabilité sociale
Action Mutuelle d’Investissement
AMI
association
autonomie
La démocratie donne aux citoyens un pouvoir sur les règles collectives mais très peu de pouvoir direct sur l’orientation de l’investissement. Or investir ne consiste pas seulement à rechercher un rendement : choisir quels projets reçoivent du capital détermine quelles entreprises naissent, quelles technologies progressent, quels services apparaissent et, finalement, quelle économie se construit. Dans une société où le capital est très concentré, cette capacité appartient principalement aux acteurs disposant déjà de patrimoine ou aux institutions financières qui sélectionnent les projets finançables. L’Action Mutuelle d’Investissement, ou AMI, propose d’étendre cette…
accès au capital
Action Mutuelle d’Investissement
allocation du capital
AMI
automatisation
L’intelligence collective n’est pas nouvelle. Une société fonctionne déjà parce que les connaissances, les expériences et les compétences sont réparties entre une multitude d’individus. Personne ne sait seul construire une ville, fabriquer un ordinateur, produire toute sa nourriture ou soigner toutes les maladies. La civilisation repose précisément sur la combinaison d’intelligences spécialisées. Le problème est que cette intelligence reste largement fragmentée. Chaque métier, discipline ou institution possède son vocabulaire, ses méthodes et ses représentations. Un ingénieur, un médecin, un juriste ou un agriculteur peuvent chacun détenir une partie pertinente d’une…
accès à l’expertise
accès au savoir
capacité contributive
classification documentaire
cognition distribuée
Une économie peut produire toujours davantage de richesse sans que cette richesse revienne nécessairement à ceux qui contribuent effectivement à sa création. Cette dissociation entre création de valeur et droits sur la valeur créée devient particulièrement importante dans une économie plus automatisée, distribuée et interdépendante. L’entreprise contemporaine ne produit jamais seule sa valeur. Elle dépend de ses salariés, fournisseurs et clients, mais aussi d’infrastructures publiques, de connaissances accumulées, de logiciels, de standards, de territoires, de réseaux et parfois de communautés d’utilisateurs. La valeur apparaît donc au sein d’un écosystème de…
automatisation
capital
capitalisme des parties prenantes
communautés
communs