FICHE 149 — Le contributisme : distribuer la création de valeur au-delà de l’emploi
ÉCLAIRAGES COMPLÉMENTAIRES
Contribution ne signifie pas monétisation de toute activité humaine
Le contributisme ne transforme pas chaque conversation, passion, activité familiale ou relation sociale en transaction. Il cherche à reconnaître les contributions identifiables qui créent une valeur économique ou collective sans être correctement prises en charge par les institutions salariales classiques.
Toute valeur produite n’a pas besoin d’être mesurée individuellement
Une contribution peut créer des externalités diffuses impossibles à attribuer exactement personne par personne. Le système peut alors reconnaître des droits, des financements ou des mécanismes collectifs sans prétendre microfacturer chaque effet produit.
La sécurité économique permet à la contribution de précéder la demande d’un employeur
Lorsque l’existence matérielle n’est plus entièrement conditionnée par le salaire, un individu peut consacrer du temps à un projet, un commun, une recherche, une activité culturelle ou civique avant qu’un marché ou un employeur n’en reconnaisse la valeur. Le contributisme transforme ainsi du temps disponible en capacité d’initiative.
Le contributisme complète le salariat plutôt qu’il ne l’abolit
Les entreprises, les emplois et les activités marchandes continuent d’exister. Le contributisme ajoute des voies de création et de distribution de valeur pour les activités qui ne se laissent pas organiser efficacement sous la seule forme de l’emploi permanent.
Une contribution gratuite dont la valeur est entièrement captée ailleurs n’est pas encore du contributisme
Le simple fait qu’une activité utile soit bénévole ne suffit pas. Le principe contributif suppose que la création de valeur puisse ouvrir des droits économiques, directement ou collectivement, au lieu d’être systématiquement captée par des acteurs tiers.