FICHE 737 — Financer le XXIe siècle exige de cesser de financer le XXe
ÉCLAIRAGES COMPLÉMENTAIRES
Le coût de transition vient en partie de la superposition de deux systèmes
Tant que l’économie doit financer simultanément les infrastructures anciennes et leur remplacement, la transition apparaît comme une charge supplémentaire. Elle devient progressivement autofinancée lorsque le nouvel appareil productif réduit les coûts de l’ancien et crée ses propres marchés et recettes.
Réallouer le capital est plus structurant que subventionner indéfiniment l’ancien
Le financement de la transition ne consiste pas seulement à ajouter des crédits publics. Il s’agit de déplacer investissement, infrastructures, compétences et capital vers des systèmes qui remplissent les mêmes fonctions avec une productivité supérieure et moins de coûts systémiques.
L’assiette sociale doit suivre le déplacement de la création de valeur
Si automatisation et capital produisent une part croissante de la richesse, financer durablement la protection sociale uniquement par le travail crée une contradiction. Le modèle cherche donc à déplacer l’assiette sans pénaliser l’investissement productif.
L’alignement des intérêts remplace la logique du sacrifice
La transition devient politiquement plus robuste lorsque l’entreprise a intérêt à automatiser, le capital à investir, la collectivité à capter une part adaptée de la nouvelle valeur et les individus à bénéficier de la productivité sans dépendre exclusivement du salaire.