FICHE 587 — Le contributisme transforme le temps libéré en nouvelle couche socio-économique
ÉCLAIRAGES COMPLÉMENTAIRES
Le temps libéré n’est pas assimilé à de l’inactivité
La diminution du travail humain nécessaire à la production ne supprime ni l’activité ni la capacité de créer de la valeur. Le contributisme considère le temps libéré du travail contraint comme une ressource sociale susceptible d’alimenter des activités économiques, culturelles, scientifiques, écologiques ou civiques.
Le quaternaire n’est pas un secteur professionnel supplémentaire
Il constitue une couche transversale de la société, formée par des personnes disposant de davantage de temps, de sécurité et d’autonomie. Il peut traverser l’entreprise, les communs, l’association, la recherche, la culture ou l’activité marchande au lieu d’être défini par une branche particulière.
Le revenu tripartite est une infrastructure du contributisme, pas sa définition complète
Le socle de revenu sécurise l’existence et le revenu contributif peut reconnaître certaines activités utiles, mais la contribution peut aussi prendre la forme d’entreprise, d’investissement, de commun, d’innovation ou de production marchande. Le contributisme ne consiste donc pas simplement à salarier ce qui était bénévole.
La valeur contributive peut exister sans être entièrement monétisable
Transmettre un savoir, éviter une dépense, restaurer un milieu, maintenir une personne autonome ou diffuser gratuitement une connaissance peut produire des effets économiques réels sans prix de marché directement observable. Leur reconnaissance n’exige donc pas une mesure monétaire parfaite de chaque externalité.
Le quaternaire s’ajoute à l’économie productive automatisée
Il ne remplace ni l’industrie, ni l’entreprise, ni le marché. Il donne un statut économique à une part croissante de l’activité humaine rendue possible par les gains de productivité et qui, dans le système actuel, apparaît souvent comme chômage ou inactivité.