FICHE 568 — Le développement économique est une infrastructure de santé
ÉCLAIRAGES COMPLÉMENTAIRES
Une grande partie de la santé se construit avant l’acte médical
Eau potable, assainissement, logement, alimentation, éducation, hygiène et sécurité matérielle suppriment en amont de nombreuses causes de maladie. Le système de soins intervient donc dans un ensemble plus large d’infrastructures sanitaires.
Le développement agit simultanément sur les capacités privées et publiques
La hausse des revenus améliore les possibilités d’alimentation, de logement ou de consultation des ménages, tandis qu’une économie plus productive élargit la base capable de financer infrastructures, prévention, personnels médicaux et protection sociale. Les deux dimensions se renforcent mutuellement.
Santé et développement forment une boucle cumulative
Une population en meilleure santé peut davantage apprendre, produire, entreprendre et contribuer ; ces capacités renforcent à leur tour les ressources permettant d’améliorer la santé. La relation n’est donc pas un simple effet unidirectionnel du revenu sur la consommation médicale.
Toute croissance économique n’est pas automatiquement sanitaire
Pollution, accidents, urbanisation désordonnée, inégalités ou alimentation dégradée peuvent créer de nouvelles pathologies. Le développement améliore la santé lorsqu’il accroît effectivement les capacités matérielles, institutionnelles et éducatives permettant de prévenir et traiter ces risques.
Une hausse de certains flux matériels peut constituer un progrès sanitaire
Construire des égouts, produire de l’eau potable, chauffer ou refroidir un logement, assurer une chaîne du froid ou équiper un dispensaire augmente l’activité économique et certains flux de ressources. Une politique de soutenabilité ne peut donc pas assimiler mécaniquement faible consommation et meilleure santé.