FICHE 471 — S’adapter au réchauffement ne suffit pas : il faut l’inverser
ÉCLAIRAGES COMPLÉMENTAIRES
L’adaptation réduit certains dommages mais ne supprime pas la cause du problème
Digues, climatisation, changement de cultures ou déplacement d’infrastructures peuvent limiter localement des impacts. Tant que le climat continue de se réchauffer, ces adaptations doivent cependant être renforcées, déplacées ou recommencées.
Les coûts d’adaptation sont récurrents et peuvent entrer en concurrence avec la transformation
Adapter continuellement bâtiments, agriculture, réseaux, santé ou territoires mobilise du capital et des ressources. Plus le changement climatique se poursuit, plus cette dépense permanente peut réduire les moyens disponibles pour supprimer les causes du réchauffement et transformer les systèmes concernés.
Une moyenne mondiale ne décrit pas la totalité des contraintes locales
Une hausse moyenne de température se traduit par des extrêmes, des modifications hydrologiques, des événements régionaux et des effets écosystémiques très différents selon les territoires. Une trajectoire jugée supportable à l’échelle globale peut donc produire localement des contraintes beaucoup plus fortes.
Le seuil de 1,5 °C n’est pas un état climatique sans dommages
Il constitue un objectif de limitation du réchauffement, pas une garantie d’absence d’impacts. Le raisonnement de la fiche consiste donc à éviter de transformer un seuil politique de limitation en niveau climatique considéré comme définitivement satisfaisant.
Les impacts climatiques se propagent entre systèmes
Agriculture, eau, énergie, assurances, infrastructures, santé et migrations sont interdépendants. Une adaptation locale peut réduire un risque particulier sans empêcher les effets indirects provenant d’autres secteurs ou territoires.
Adaptation immédiate et inversion de la tendance sont complémentaires
Il faut s’adapter aux changements déjà engagés pendant la transition, tout en décarbonant, restaurant les écosystèmes et développant les moyens de retirer durablement du carbone atmosphérique. L’adaptation permet de traverser la crise ; elle ne constitue pas à elle seule son issue.