FICHE 235 — Décarboner le transport aérien : vers une mobilité aérienne massive et régénératrice
ÉCLAIRAGES COMPLÉMENTAIRES
La fonction à préserver est la mobilité aérienne, pas l’avion actuel
La transition peut redistribuer les usages entre plusieurs technologies selon distance, masse, vitesse et infrastructure. Chercher un unique substitut universel au kérosène reproduirait inutilement l’architecture technique actuelle.
La décarbonation de l’aviation est une transition d’écosystème industriel
Changer de vecteur énergétique exige production, distribution, maintenance, certification et infrastructures adaptées. Le moteur ou le carburant ne représentent qu’une partie du système à reconstruire.
Réduire l’impact unitaire peut permettre d’augmenter la fonction rendue
Le modèle n’associe pas automatiquement transition écologique et contraction de la mobilité. Une baisse suffisante de l’intensité énergétique, matérielle et carbone peut rendre compatible une mobilité plus large avec les objectifs écologiques.
Une séquestration matérielle n’est réelle que sous conditions
Des matériaux issus de CO2 capté ne constituent un puits que si le carbone est réellement retiré du cycle atmosphérique, transformé avec une énergie bas-carbone, immobilisé durablement et ensuite cyclé.