FICHE 229 — De l’économie circulaire à l’économie symbiotique : produire en restaurant le monde

ÉCLAIRAGES COMPLÉMENTAIRES

La symbiose ne se réduit pas à fermer les boucles

L’économie circulaire cherche d’abord à limiter les pertes ; l’économie symbiotique ajoute l’objectif que certaines activités productives restaurent directement des fonctions écologiques ou transforment des dégradations existantes en ressources.

Une activité n’a pas besoin d’être individuellement régénérative pour appartenir à un système régénératif

Le critère porte sur l’architecture et le bilan du système complet. Certaines fonctions peuvent conserver des impacts si elles s’intègrent à un ensemble où les flux sont maîtrisés et où suffisamment d’activités produisent des effets restaurateurs.

La restauration peut devenir une production économique

Régénérer un sol, récupérer une matière dispersée ou restaurer une fonction écosystémique peut simultanément réduire un passif et créer un capital productif. L’écologie cesse alors d’être seulement une dépense corrective extérieure à l’économie.

Transformer une pollution en ressource ne justifie jamais de la produire

La logique symbiotique valorise les dégradations déjà présentes ou les flux résiduels inévitables ; elle ne crée pas un intérêt à polluer pour alimenter une industrie de dépollution.